A to B Project départ imminent

Episode 0 – «C’est un sentiment d’impatience qui prédomine»

Le grand départ est enfin là. Loïc est à quelques heures d’embarquer dans un avion pour Zagreb, avant de rallier la capitale croate à Istanbul à pied et à vélo. Ce nouveau départ est synonyme de nouveauté pour le site. Vous pourrez désormais suivre ses aventures de manière ponctuelle grâce à l’onglet «Projet ZAO en direct». Dans ce premier épisode, Loïc nous parle de son ressenti, à quelques jours du lancement de son projet.

Loïc y est enfin. Après des mois de préparation, le voilà prêt à décoller direction Zagreb pour le lancement de son A to B (pour Adriatic to Baltic) project. «C’est un sentiment d’impatience qui prédomine», décrit-il à quelques jours de son vol pour la capitale croate. Car samedi, Loïc atterrira dans la cité zagreboise avec un seul objectif en tête: rejoindre, en vélo, la Turquie et sa capitale Istanbul, lors d’un périple d’environ quatre semaines.

«Le Fugazi Journey était un projet test»

Loïc ne part toutefois pas dans l’inconnu le plus total. L’été dernier, le jeune Martignerain s’était déjà lancé un défi: suivre la Via Alpina entre sa ville de naissance et Trieste, en Italie. «Le Fugazi Journey (le nom qu’il a donné à sa première expérience, ndlr) était un projet test, se souvient Loïc. Je voulais savoir si j’aimais vraiment l’aventure et voyager de cette manière». Et autant dire qu’il l’a trouvée, sa voie, le A to B project n’étant en effet que l’arbre qui cache sa forêt d’aventures. En sept ans, le jeune Suisse va tenter un tour du monde en solitaire, sans aucun moyen motorisé: le Projet ZAO.

Mais revenons à nos moutons croates. Après la Via Alpina, place donc aux Balkans avec une différence majeure: terminées les longues marches, Loïc a décidé de se «faciliter» la tâche en emportant son vélo. D’autres changements sont également à prévoir pour ce voyage: «J’ai vraiment l’intention de sortir davantage de ma zone de confort, élabore-t-il. Lors du Fugazi Journey, je me suis par exemple permis de me rendre dans un hôtel lorsque j’étais moins en forme. J’ai également des proches qui sont venus me rejoindre». Ce confort, Loïc veut le faire disparaître pour cette première étape du projet ZAO: «Cette fois, ce sera bien plus extrême: je veux uniquement dormir dans la forêt, peu importe les conditions». Et au niveau de la nourriture, plus question d’entrer dans une boulangerie qui lui fera de l’œil lors de la traversée d’une ville: il veut gérer ses rations au maximum.

2’200km, 70’000m de dénivelé

«Ça fait des mois que je prépare cette expédition. J’ai eu le temps de l’imaginer dans ma tête, d’étudier les itinéraires sur des cartes, de m’entraîner dans la forêt et, maintenant, j’ai juste envie d’une chose: enfin partir». Loïc ne tient plus en place et est impatient de pouvoir affronter les 2’200 kilomètres qui s’offrent à lui. Un véritable périple qui verra l’ancien gardien de street-hockey visiter cinq pays: la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, la Bulgarie et la Turquie. «J’ai créé mon parcours en me basant sur deux chaînes de montagnes: les Alpes dinariques et le Grand Balkan», explique-t-il. Et qui dit montagnes dit dénivelé: sur ces plus de 2’000 bornes, Loïc va devoir grimper 70’000 mètres avec son vélo de trente kilos sur le dos. «L’objectif est de faire une septantaine de kilomètres par jour, avec environ 2’500-3’000 mètres de dénivelé». Le tout en 27 jours.

Itinéraire du A to B Project

Pour parvenir à ses fins, Loïc est obliger d’emporter avec lui le strict minimum: «Mon matériel va principalement tenir sur mon vélo avec une sacoche à l’avant, une à l’arrière et une au centre, liste-t-il. Sur mon dos j’aurais également un sac avec, à l’intérieur, un hamac, une bâche de protection, un matelas, un sac de couchage. Je vais aussi me restreindre au niveau des habits». Même en ce qui concerne la nourriture, il prendra uniquement ce qui lui permettra de manger au feu de bois.

Une grande inconnue

Ce genre d’épreuve pourrait inquiéter le commun des mortels, mais pas Loïc. La seule interrogation qui l’habite en ce moment se situe au niveau de la pandémie en cours, qui risque de le freiner dans son avancement. «Je ne suis pas à l’abri de potentiellement attraper ce virus ou de ne pas pouvoir traverser une frontière qui viendrait à fermer», appréhende-t-il.

A l’heure où ces lignes sont écrites, le voyage de Loïc semble pouvoir se dérouler normalement. «Pour l’instant il n’y a aucune quarantaine dans les pays que j’ai prévu de traverser, raconte-t-il. Mais par contre, je devrai faire des tests PCR pour entrer dans des régions, ce qui a un certain coût».

Finalement, un des problèmes principaux de Loïc pour ce périple est le délai. En effet, le jeune aventurier doit retourner à la vie active début juillet. «Si un imprévu devait arriver, je vais peut-être devoir arrêter mon étape avant la fin. Mais mon principal but est d’essayer et si on devait refuser mon entrée dans tel ou tel pays, je pourrais me dire que j’ai au moins tenté l’expérience», observe-t-il de manière positive.

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