WhatsApp Image 2021-05-17 at 21.18.40

Episode 1 – Le début de l’aventure

Loïc est enfin en route pour la Turquie. Dès son atterrissage à Zagreb, notre jeune aventurier a enfourché son vélo, direction Istanbul. Après des premiers jours compliqués, Loïc a retrouvé tout son aplomb et se dirige gentiment vers la frontière bosniaque.

Loïc, comment s'est déroulé ton voyage en avion?

Le voyage s’est très bien passé, sans problème. L’avion était à l’heure, le vélo est bien arrivé, mon test PCR est arrivé à temps et j’ai pu passer la douane sans encombre.
La petite anecdote: quand je suis arrivé au guichet, l’hôtesse a dû mesurer à nouveau mon vélo, afin d’être certaine des dimensions. J’ai compris pourquoi une fois arriver à l’avion: c’était un petit coucou. On était donc pas sûr que le carton puisse passer dans l’avion mais, finalement, tout s’est bien déroulé. Comme la douane était plutôt lente à Zagreb, tests Covid obligent, mon vélo m’attendait déjà.

Qu'as-tu parcouru depuis ton départ?

J’ai parcouru environ 250 kilomètres depuis mon départ (les propos ont été recueillis le 17 mai, au soir). Je suis parti de Zagreb et j’ai roulé jusqu’à Ogulin en passant par une ville qui s’appelle Karlovac. Je m’y suis arrêté pour manger dans cette dernière mais c’était un endroit particulier, assez vétuste. Les bâtiments étaient vieux, avec une ambiance très « ex-Yougoslavie ». Le soir, j’ai fait une halte à Ogulin pour dormir car je me sentais vraiment fatigué. J’ai préféré dormir au chaud.
Le lendemain, j’ai roulé jusqu’à Brinje, dans les montagnes. Il pleuvait et ne faisait pas très beau. J’ai mangé en vitesse car je commençais à avoir froid. J’ai continué ma route pour me diriger en direction du Parc national du Velebit, endroit dans lequel j’avais prévu de dormir 
(ça n’a néanmoins pas pu se faire, le parc étant protégé). J’ai donc avancé jusqu’à la ville de Gospic mais, ayant été trop vite, j’ai été obligé de dormir à nouveau dans une chambre dans cette ville.

Au parc du Velebit, Loïc aurait pu croiser des ours

Comment te sens-tu physiquement après ces deux premiers jours?

Ces premiers jours ont été assez difficiles. J’ai remarqué que j’ai souvent le mal du pays quand je pars, ce qui signifie que je ne suis pas en forme. Je ressasse beaucoup de choses, je remets beaucoup de choses en question et je ne suis pas dans mon assiette. Cela s’est reproduit samedi et dimanche, avec énormément de questionnements: « Qu’est-ce que je cherche? Est-ce que je suis stupide de faire tout ça? ». En fait, j’ai réalisé lundi que c’est parce que j’arrive dans un pays que je ne connais pas: je n’ai pas mes repères, je ne sais pas comment sont les forêts, les routes, les gens, etc. Je me retrouve tout seul avec mon vélo, il me faut un jour de repérage pour que je sois à l’aise. La météo est meilleure qu’en Suisse mais il y a des changements météorologiques rapides: il peut y avoir une averse pendant vingt minutes puis le grand soleil. J’ai été plutôt chanceux jusqu’à présent.
Physiquement, je suis parti avec des douleurs dans le genou droit (une tendinite) qui a refait apparition hier. J’avais aussi une douleur au tendon d’Achille gauche, qui s’était résorbée ces derniers temps mais qui refait surface. J’étais un peu tendu, pas forcément très à l’aise et j’ai dû crisper un peu mes muscles.
Mais dans l’ensemble ça va, je gère.

Et au niveau du sommeil? Comment se passent tes premières nuits?

Pour l’instant ça va, puisque je dors au chaud. Aujourd’hui, j’étais prêt à dormir dans la forêt mais les conditions ont fait que je n’ai pas pu. J’étais dans un Parc national et partout il y avait des panneaux avec marqués « interdiction de camper ». J’ai vu des voitures banalisés avec des militaires, des écriteaux qui annonçaient la chasse à l’ours ouverte (rires). Je n’ai pas pris ce risque.
Je vais devoir également passer des frontières et pour cela, je dois présenter un test PCR négatif. Pour le réaliser, je suis obligé d’être dans une ville et il y a des chances que je dorme à nouveau dans une chambre demain (
ce soir, ndlr).

Que manges-tu de bon? Fais-nous saliver

Niveau nourriture, j’ai quand même fait ma petite tambouille (rires). Le midi, je mange relativement froid: aujourd’hui (hier, ndlr), j’ai mangé des fajitas avec du fromage frais. Comme je fais pas mal de kilomètres, je peux passer à côté de supermarchés à midi ce qui me permet d’acheter des aliments un peu frais. Je peux donc manger des pommes, des raisins secs. J’ai également un pot de beurre de cacahuètes mais je n’y ai pas encore trop touché.
Le soir, je mange des conserves: du chili con carne, des haricots au bacon. C’était un vrai festin! J’essaie de manger des protéines, des féculents pour garder une alimentation saine et avoir de l’énergie pour rouler.

Quel est ton humeur actuelle?

Le « mood » a bien évolué depuis hier. J’étais au fond du bac, j’avais de la peine à me motiver, un bon sentiment de nostalgie. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux. Je suis passé dans des endroits magnifiques, comme le Parc du Velebit. Là je me suis dit « c’est pour ça que je suis là, que je fais ça. Pour voir des choses magnifiques comme ces forêts ». La météo aide aussi: il a fait beau cet après-midi. Dès qu’il y a du soleil, ça me met de bonne humeur. J’espère que ça va continuer ainsi.

Quid de la suite?

C’est un peu le point d’interrogation. J’aimerais bien aller voir la Mer Adriatique, que je n’ai pas encore eu l’occasion d’apercevoir. Ce serait aussi quelque chose de symbolique pour le A to B Projet (Adriatic to Black Sea).
Si je suis mon itinéraire de base, je suis à la frontière bosniaque dans deux jours. J’avais prévu de passer dans un parc national mais ça s’annonce compliqué, il n’y a que des chemins pédestres et ça a l’air d’être interdit au vélo. Sinon, je vais devoir faire que de la route jusqu’à la frontière.

As-tu une petite anecdote à nous partager?

Quand je suis sorti du Velebit, je suis arrivé dans une gigantesque plaine, avec des champs cultivés et rien d’autres. Je me souviens que, la semaine dernière, j’étais en Suisse et il faisait mauvais. Je rêvais de partir au chaud comme en Asie. En arrivant là, ça me faisait beaucoup penser aux rizières, des montagnes pleines de verdure qui entouraient cette grande plaine de champs cultivés.

Les fameuses rizières de Croatie

Un message pour tes followers?

Pour mes followers (avec l’accent américain, please), je suis reconnaissant pour mes followers. J’ai reçu énormément de messages de soutien, d’encouragement. Ça fait chaud au cœur, ça fait super plaisir de voir des gens qui me soutiennent. Un grand merci à vous tous!

Share this post

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur print
Partager sur email